Depuis des temps immémoriaux, dans toutes les civilisations, dans toutes les cultures, orales ou écrites, il y eut des poètes au sein de la cité. Ils ont toujours fait entendre le diapason de la conscience humaine rendue à sa liberté insolvable, à son audace, à son exigence la plus haute. Quand on n'entend plus ce diapason, c'est bien la cacophonie qui règne, intellectuelle, spirituelle et morale : le symptôme d'un abandon, d'une lâcheté et bientôt d'une défaite. Pour Jean-Pierre Siméon, il est urgent de restituer à notre monde sans boussole la parole des poètes, rebelle à tous les ordres établis. Pas de malentendu : si la poésie n'est pas la panacée, si elle n'offre pas de solutions immédiates, elle n'en est pas moins indispensable, d'urgente nécessité même, parce que chaque poème est l'occasion, pour tous sans exception, de sortir du carcan des conformismes et consensus en tous genres, d'avoir accès à une langue insoumise qui libère les représentations du réel, bref de trouver les voies d'une insurrection de la conscience.

Depuis qu’ils sont nés, les enfants de Malorie n’ont jamais vu le ciel. Elle les a élevés seule, à l’abri du danger qui s’est abattu sur le monde. Elle a perdu des proches, a assisté à leur fin cruelle. On dit qu’un simple coup d’oeil suffit pour perdre la raison, être pris d’une pulsion meurtrière et retourner sa violence contre soi. Elle sait que bientôt les murs de la maison ne pourront plus protéger son petit garçon et sa petite fille. Alors, les yeux bandés, tous trois vont affronter l’extérieur, et entamer un voyage terrifiant sur le fleuve, tentative désespérée pour rejoindre une colonie de rescapés.

Arriveront-ils à bon port, guidés par leur seule ouïe et leur instinct ?

La disparition de l'arrière-grand-père Francisco, avalé par un lagon du sud de l'Inde, constitue un premier drame au sein de l'invraisemblable famille Gama-Zogoiby dont est issu le narrateur, dit «Le Maure». Celui-ci est le fils difforme de la fascinante Aurora qui, sur des sacs de poivre, de cardamome et de cumin, a séduit l'humble Abraham. Le jour de la fête de Ganesh, Aurora Zogoïby danse pour défier des dieux auxquels elle ne croit pas. Peintre célébré, femme aux dimensions formidables, Aurora  est au centre des choses. Y compris de la vie de son fils Moraes...

Seize plages de pur son old school qui fleure bon les productions hip hop de haut vol des années 80 et 90. Beats implacables et samples inouïs, groove permanant, flows entêtants, cet alchimiste du son a composé ici son hip hop parfait. A l'instar de Wax Taylor, Guts est un adepte du son parfait, ce "Hip Hop After All" s'écoute fort, très fort et en boucle.

Dans ce recueil de poésie, les regards de Robert Louis Stevenson et d'Ilya Green se rencontrent délicieusement pour ajouter de la magie à la poésie de moments enfantins. Avec force et douceur, tendresse et délicatesse, leurs univers donnent corps aux rêves de l’enfance et son pouvoir de voyager en restant immobile. Un pur délice, à lire, relire, réciter, recréer les yeux fermés. Pour tous ceux qui ont gardé leur âme d'enfant. 

Tribulations d’un précaire est un récit écrit à la première personne. Avec un regard acéré et décalé sur le monde du travail, l’auteur relate avec un humour noir et décapant les petits boulots qu’il a été amené à exercer aux États-Unis pour survivre, après un passage dans l’armée et un diplôme de lettres. Aucune des compétences acquises ne lui servira jamais… Ni pour transporter câbles et cafés lors du tournage d’un film underground, découper des poissons dans un supermarché de luxe, remplir des cuves de fuel, conduire un camion de déménagement, ni pour les travaux de forçat en Alaska aux côtés de travailleurs immigrés...